Danse et musique

« Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Et bien ! dansez maintenant ! »

Les interactions entre la danse et la musique remontent à des temps très anciens (paléolithique) et se perpétuent encore aujourd’hui. La danse, tout comme la musique, est révélatrice, selon les différentes façons de la pratiquer, des modes de vie et des sociétés. Elle peut en effet être un art, un rituel ou un divertissement. Elle entretient des liens étroits et directs avec d’autres arts comme la musique, la peinture ou la sculpture par exemple. Elle exprime, par le biais du corps, idées, émotions ou peut raconter et illustrer une histoire. Cet art de mouvoir le corps humain est organisé en une suite de mouvements ordonnés, souvent rythmés par de la musique.

« Pour moi, entrer en mouvement, c’est entrer en méditation. »

Maurice Béjart

« Je considère comme gaspillée toute journée où je n’ai pas dansé. »

Friedrich Nietzsche

Survol historique 

L’Antiquité : la danse s’émancipe en développant une fonction divertissante et esthétique en parallèle avec sa fonction rituelle première.

Le Moyen Âge : il reste aujourd’hui peu de traces écrites sur le sujet, mais grâce à des chroniques ou à des illustrations dans les manuscrits, on connaît par exemple les danses suivantes : estampie, branle, basse-danse ou pavane.

La Renaissance : la danse connaît un certain essor à cette époque. Qu’elle soit populaire ou de cour, en couple ou collective, elle se développe pour plusieurs raisons, à l’instar de la musique. Les cours s’enorgueillissent d’entretenir musiciens ou danseurs, le goût pour les arts étant un gage de finesse et de santé financière, comme à la cour de Charles Quint par exemple. On peut notamment trouver l’allemande, la courante ou encore la gaillarde (qui seront organisées en « suites de danses instrumentales », non dansées, au siècle suivant). À noter également la naissance du ballet de cour au XVe siècle et les ballets des premiers opéras (Monteverdi, Caccini). Certaines danses perdurent, comme l’estampie.

Le Baroque : c’est la période du ballet de cour par excellence. On note particulièrement l’association fructueuse de Molière et Lully pour les comédies-ballets telles que Le Bourgeois gentilhomme. Dans la même veine, l’opéra-ballet se développe avec Les Indes galantes de Rameau, par exemple. En France, les pratiques sont officialisées par les Académies royales de musique et de danse. À noter que le menuet était une des danses préférées de Louis XIV !

Le XVIIIe siècle : le fameux menuet remontant à l’époque baroque se retrouve dans les symphonies de Haydn, Mozart ou Beethoven. Cependant, dans ce contexte, il n’est plus dansé. Il sera remplacé progressivement par le scherzo.

La période romantique : le ballet romantique fait son apparition (par exemple La Sylphide), mais c’est la valse viennoise avec Johann Strauss qu’on connaît le mieux, tandis qu’en Amérique du Sud (Uruguay et Argentine) naît le tango.

Le XXe siècle est ouvert et marqué par la création en 1907 des Ballets russes par Diaghilev. De nombreux compositeurs seront souvent associés à leurs créations : Moussorgski, Prokofiev, Rimski-Korsakov ou encore Stravinski pour les russes ou bien Debussy, Satie, Milhaud, Poulenc et Ravel pour les français. Après la Deuxième Guerre mondiale, se développe la danse contemporaine (sous l’impulsion notamment de Merce Cunningham) qui se place sous le signe de la performance (avec, par exemple, le danseur Vaslav Nijinski). Hors d’Europe, on trouvera toutes les danses latines (salsa, mambo, cha-cha-cha, etc.).

La danse en musique

Le Beau Danube bleu de Johann Strauss (1866)

Le Beau Danube bleu est composé par Strauss fils à la demande de l’association chorale de Vienne. Mal accueillie dans sa version pour chœur, la valse fait un triomphe dans sa version pour orchestre.

Les Danses polovtsiennes de Alexandre Borodine (1879)

Les Danses polovtsiennes sont un ensemble de danses accompagnées d’un chœur situé au deuxième acte de l’opéra Le Prince Igor. Le khan polovtsien Kontchak, qui a fait prisonnier le prince Igor, traite ce dernier avec considération et organise pour le distraire des danses auxquelles participent de jeunes esclaves.

Casse-Noisette de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1891-92)

Casse-Noisette de Tchaïkovski est un ballet dont l’argument s’inspire de la version d’Alexandre Dumas d’un conte d’Hoffmann. Ce ballet se distingue par la remarquable qualité de sa musique.

Le Sacre du printemps de Igor Stravinski (1911-13, révision en 1947)

Sous-titré « Tableaux de la Russie païenne », Le Sacre du printemps de Stravinski fait scandale à sa création en 1913, par sa rythmique infernale, ses timbres bruts et sa chorégraphie provocante.

Bolero de Maurice Ravel (1928)

Le Bolero de Ravel figure parmi les œuvres orchestrales les plus populaires au monde. C’est Ida Rubinstein, amie et mécène du musicien, qui commande au compositeur un ballet à caractère espagnol.

West Side Story de Leonard Bernstein (1961)

West Side Story de Bernstein est une comédie musicale inspirée de la célèbre histoire d’amour de Shakespeare, Roméo et Juliette, dans une adaptation moderne relatant des guerres de gangs.

Danses de salon

On se dit parfois que les danses de salon ne se dansent que sur des vieux morceaux… Pourtant les musiques actuelles permettent aussi d’exécuter nos danses favorites.

Cha cha

Rumba

Samba

Valse Viennoise

Slow fox

Quickstep

Disco Rock

Danser le hip hop : sélection de musique

Envie de musique rap ? Street dance, freestyle, new style ou break dance : faites ressortir votre groove grâce aux morceaux hip-hop.

Améliorez votre souplesse sur le rythme des chansons hip hop !

Au-delà d’être une discipline sportive, la danse hip-hop est un véritable mode de vie qui demande à la fois de la concentration, de la motivation et de l’agilité.

Voici une liste des chansons sur lesquelles doit absolument danser un danseur hiphop :

Michael Jackson, un danseur exceptionnel

Le « roi de la pop » qui a marqué la musique moderne par sa voix haut perchée, avait d’incroyables talents de danseur, symbolisés par son célèbre « moonwalk » apparu en 1983, inspiré par la rue et le mime Marceau.

Michael Jackson était l’un des rares chanteurs dont on attendait autant les pas de danse que les sorties d’albums. De déhanchements lascifs en moonwalk aérien, il n’aura rien révolutionné au sens technique du terme, mais sa parfaite maîtrise de la gestuelle dans l’espace lui a permis de dynamiter toutes les règles du genre.

Plus de vingt ans après leur création, les chorégraphies de Billie Jean, Thriller ou encore Beat it n’ont pas pris une ride. Fred Astaire ne s’y était pas trompé en envoyant ce télégramme en mai 1983, après avoir découvert une démonstration de moonwalk par Michael Jackson à la télévision : « Je suis un vieil homme. J’attendais la relève. Merci. » De son côté, le chanteur se savait parfaitement redevable de la star : « Personne n’aurait pu avoir l’habileté de Fred Astaire, mais ce que je n’ai jamais arrêté d’essayer d’imiter, c’est son style. Il répétait et répétait jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il voulait.« 

Même quand il déambulait tranquillement, Michaël Jackson avait l’air de marcher sur des nuages. Entre fluidité et nervosité, ses chorégraphies exprimaient l’union parfaite entre un homme et le rythme. Il a eu l’intelligence et le talent de s’approprier des genres comme le jazz ou le hip-hop et d’en faire quelque chose d’extrêmement personnel. Comme le fameux moonwalk, par exemple. Comme le reconnaît Michael Jackson dans sa biographie : « Le moonwalk était déjà dans la rue, mais je lui ai donné du prestige. C’était un pas de break dance très sautillant que les enfants noirs avaient inventé sur les trottoirs des ghettos. Trois gamins me l’ont appris et, ensuite, je me suis entraîné tout seul.« 

Pour expliquer ce sens remarquable du déplacement, il avouait volontiers tout ce qu’il devait au mime Marceau. D’ailleurs, les deux hommes avaient travaillé ensemble en décembre 1995. « Il m’avait demandé de le diriger pour un show de la télé américaine, racontait le créateur de Bip. L’osmose fut instantanée. Nous avons travaillé sur les oppositions pour sculpter l’espace, rendre visible l’invisible. Il a très vite compris la force des respirations, ses nuances afin que le mouvement soit continu, même dans l’immobilité.« 

Pirouettes, ondulations du bassin, arrêts suspendus sur la pointe des pieds : Michael Jackson a tout revisité. Blouson rouge au col relevé, jean moulant et court qui laisse apparaître des socquettes blanches, le clip de Beat it est l’un des meilleurs exemples de son art chorégraphique, porté à la quintessence. Une façon spectaculaire de mettre la barre très haut.

Beat It https://youtu.be/oRdxUFDoQe0

Billie Jean https://youtu.be/Zi_XLOBDo_Y

Mime Marceau https://youtu.be/XEsfpRrfXf4

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